Je participe au #ChallengeNetGalleyFr

Bonjour ! Et pour reprendre un peu les chroniques sur ce blog délaissé, un petit tour par un challenge (mon pêché mignon !) initié par le site NetGalley, un site qui propose à des lecteurs, blogueurs, enseignants, bibliothécaires,…de recevoir des services de presse NUMERIQUES. En échange d’une critique.

Un site qui m’a permis de découvrir beaucoup de nouveautés, de choisir des livres de tout type, y compris dans des domaines pour lesquels j’ai moins d’affinités, bref de LIRE.

Ci-dessous les couvertures des livres que j’ai choisis pour ce challenge (qui se tient du 7 mai au 7 juin 2018) et mes chroniques correspondantes, ici les liens sur Babelio.

Un coup de coeur, Allô Major Tom, trois « presque coups de coeur » Un mariage anglais »,  » rendez vous avec le crime » et « silver water », un bon livre pour enfants que mes filles ont aimé « Louise et Hetseni »….Et une romance…Bon, je ne suis pas fan mais celle-là est plutôt plaisante et bien écrite…Et je voulais découvrir par moi-même cette jeune auteure française qui fait un tabac avec ses bouquins !

challenge netgalley

https://www.babelio.com/livres/Rigal-Goulard-Louise-et-Hetseni-Dans-les-plaines-sauvages/1043186/critiques/1626602

#ChallengeNetGalleyFR #LouiseEtHetseni-DansLesPlainesSauvages

https://www.babelio.com/livres/David-M-Barnett-Allo-Major-Tom-/1042546/critiques/1620299

#Allô,majorTom? #ChallengeNetGalleyFR

https://www.babelio.com/livres/Blaine-Ensemble-maintenant-pour-toujours/1032030/critiques/1624871

#Ensemble.Maintenant.PourToujours#ChallengeNetGalleyFR

https://www.babelio.com/livres/Fuller-Un-mariage-anglais/1039385/critiques/1618003

#UnMariageAnglais #ChallengeNetGalleyFR

https://www.babelio.com/livres/Neville-Silver-Water/1000485/critiques/1618017

#SilverWater#ChallengeNetGalleyFR

https://www.babelio.com/livres/Chapman-Les-Detectives-du-Yorkshire-tome-1–Rendez-vous-a/1034036/critiques/1630985

#LesDétectivesDuYorkshire-Tome1:Rendez-vousAvecLeCrime #ChallengeNetGalleyFR

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ça ne coûte rien de demander, de Sara Lövestam

ça ne coute rien de demander

sortie le 11 janvier 2018

Résumé de l’éditeur :

« Si la police ne peut rien pour vous, n’hésitez pas à faire appel à moi. » Kouplan, détective sans-papiers.
Ça y est, l’autoproclamé « détective » Kouplan, immigré iranien à Stockholm, n’a plus un rond. Il en est réduit à collecter des cannettes vides pour les revendre contre quelques pièces.
En fouillant dans les poubelles du quartier huppé de Lidingö, il croise le chemin de Jenny Svärd, conseillère municipale aux dents longues, dont il surprend la conversation : Jenny vient de se faire escroquer par son amante, qui a disparu dans la nature avec deux cent mille couronnes. Puisque ça ne coûte rien de demander, Kouplan saute sur l’occasion pour lui proposer ses services d’enquêteur…
Sara Lövestam vous fera découvrir la face cachée de Stockholm. 
« On est déjà attaché à cet enquêteur atypique. » Pascal Frey, Elle.
« Sara Lövestam dévoile la Suède des immigrés. » Laurent Bainier, 20 minutes.
Chacun sa vérité, le premier volet de la série Kouplan, a reçu le Grand Prix de littérature policière 2017.

Impressions :

En bref pour les impatients, un très bon roman policier, original, social, dont les personnages sont finement décrits, qui touche à des thèmes inattendus dans un roman policier (transsexualité du héros, conditions de vie des sans papiers en Suède) par le biais du détective, Kouplan, clandestin d’origine iranienne.

Un roman original que j’ai dévoré, d’autant que la manière dont le héros, iranien sans papiers donc clandestin, est engagé alors qu’il fouille les poubelles, est déjà percutante ! On s’attache facilement à ce héros, très bien décrit, psychologiquement notamment : il est à la fois débrouillard et naïf, donc très touchant, et ses réflexions sur les conditions des clandestins en Suède sont intéressantes. Il a également à gérer l’éloignement de sa famille à qui il cache sa transsexualité pas facile à vivre, aussi bien au quotidien qu’en termes de santé.

Les autres protagonistes de cette histoire de duperie, voire de manipulation, sur fond de pots de vin, de mensonges, d’amours trahis et de secrets incite à tourner les pages. Les rebondissements m’ont prise au dépourvu, comme le héros.

Un petit bémol, la résolution de l’intrigue est un peu vite réglée, mais la fin, ouverte, est très cohérente et nous promet un autre opus…(celui-ci est le deuxième).

Un livre à lire, un roman policier/social de qualité et original, qui change des polars nordiques auxquels nous sommes habitués. 

Je remercie vivement les éditions Robert Laffont et NetGalley pour la lecture de ce très bon romanpro_reader_120

le couple d’à côté, de Shari Lapena

le couple d'à cote

Résumé de l’éditeur :

L’écarlate de Venise, de Maria Luisa Minarelli

ecarlate de venise

Pour commencer, vous avez vu cette ouverture sublime ? Et très bien choisie, de même que le titre.

Résumé de l’éditeur :

En bref pour les impatients !                                                                                                          Très bon roman policier et historique, très bien écrit, dans un lieu enchanteur-Venise-bien décrit et bien utilisé par l’auteur dans l’énigme et l’enquête, une fin bien amenée car seuls les derniers indices distillés permettent de trouver l’assassin. Et une gentille histoire d’amour en prime ! On tourne les pages avec avidité pour connaitre le dénouement de l’enquête, ce qui pour un roman policier est un signe plutôt positif !
On s’attache sans problème à l’enquêteur, personnage loyal, travailleur et consciencieux,  un peu en décalage par rapport aux occupations oisives des nobles de l’époque. Ses deux comparses sont bien choisis mais moins bien décrits psychologiquement donc on s’y attache moins, mais le trio ne manque pas d’atouts et est original (un noble haut magistrat, son ami avocat, un gondolier malin et gouailleur) et on les suit avec plaisir.
En bonus, si vous connaissez Venise, les petits détails historiques et sociaux, les descriptions de la Venise de l’époque et de ses habitants, de ses différents quartiers, très marqués à l’époque, vous séduiront à coup sûr : j’ai eu l’impression de revivre toutes ces balades incroyables dans la Sérénissime. Un très beau voyage, donc , en sus de l’intrigue policière.
Je recommande grandement ce roman, très bien écrit de surcroît, ce qui ajoute au plaisir de la lecture.

Merci aux éditions Amazoncrossing

et à NetGalley

pour la lecture de ce très bon roman.

Un petit mot sur l’auteur (par l’éditeur) : Journaliste et écrivain, Maria Luisa Minarelli naît à Bologne où elle obtient un doctorat en Histoire. Elle collabore à des magazines tels que Storia illustrata et Historia en traitant divers sujets liés à la santé, à la beauté et au tourisme. En 1989, elle signe Donne di denari (Olivares), un essai sur les femmes et l’entrepreneuriat à travers les siècles. Puis, dans A tavola con la storia (Sansoni, 1992), elle confronte les traditions gastronomiques de plusieurs pays à différentes époques. En 2008, elle publie un thriller, La donna dal quadrifoglio. Maria Luisa Minarelli vit à Milan avec son mari, mais elle est depuis toujours amoureuse de Venise, où elle séjourne régulièrement. Passionnée d’art et d’antiquités, férue de voyages, cette lectrice compulsive lit surtout la nuit. (…) Née à Montréal, après des séjours prolongés en Toscane, Espagne, France et ex-Yougoslavie, elle se lance dans une longue carrière multiforme entre la danse flamenca, la chanson de langue française et le répertoire tzigane, le journalisme littéraire à la radio et dans les médias écrits, et la direction littéraire d’une importante maison d’édition québécoise. Écrivain et traductrice, Marie-José Thériault a reçu plusieurs prix prestigieux, dont le prix Canada-Suisse de la poésie et, à deux reprises, le prix de traduction du Gouverneur général du Canada.

 

 

Paris-Venise, de Florent Oiseau

paris venise

Sortie 11 Janvier 2018

Et bien ce fut une bonne surprise que ce livre, choisi d’après le résumé car j’espérais y retrouver la très intéressante discussion qu’on avait eue avec un couchettiste, en allant à Venise par le train-couchette « Paris-Venise » (un grand moment !)

Résumé de l’éditeur :

Roman vient de trouver un job sur le Paris-Venise, le train de nuit le plus en retard d’Europe. Un signe. Lui non plus n’est pas très en avance dans sa vie. À presque trente ans, décrocher ce poste de couchettiste ressemble à une consécration… Les trafics de clandestins, les douaniers avinés, les descentes de pickpockets venus piller la diligence une fois les passagers endormis : tout peut arriver dans ce théâtre ambulant. Même tomber amoureux.

« – C’est Milan ?
Pris de court, Demba a regardé par la fenêtre et s’est contenté de lire ce qu’il avait aperçu sur un panneau à fond bleu.
– Non, monsieur, bientôt, pour le moment nous sommes à Sottopassaggio, dans la banlieue proche.
– Oui, c’est vraiment très proche, j’ai ajouté, pour avoir l’air d’un mec dont ce n’était pas le premier jour, ou qui, du moins, connaissait sur le bout de ses doigts la province lombarde.
Le type s’est fendu d’un rire discret et nous a expliqué avec un brin de condescendance que « sottopassaggio » voulait dire « passage souterrain », mais que le grand panneau « Milano Centrale » qu’on pouvait désormais apercevoir devait vouloir signifier que nous étions bien à Milan.
Demba a répondu que c’était une vanne, le passager s’est senti con et s’est avancé vers l’autre porte, au bout du couloir. 

– Bonne vanne, j’ai vraiment cru que c’était un nom de ville.
– Pareil. »

Impressions :

Pour les impatients, un livre qui se lit vite, avec un héros très attachant, plein d’humilité et ne manquant pas d’humour. Le ton est très réaliste (on sent que l’auteur connait son sujet), un peu cynique mais plutôt ironique, souvent drôle, parfois émouvant. L’auteur sait jouer avec les mots.
Outre les tranches de vie de l équipe d’un train de nuit, leurs désillusions, leur débrouillardise, leurs joies aussi, on a droit à des révélations stupéfiantes (contrat ne prenant pas en compte les heures de nuit, le peu de personnel, l’hygiène, etc…) dont nous avait également gratifié le très sympathique couchettiste avec lequel nous avions discuté (faute de pouvoir dormir !) lors de notre voyage mémorable en train-couchettes Paris-Venise.

Le personnage principal de ce roman est attachant, empathique, campé de manière réaliste. Et à travers les mots de l’auteur, il a un humour qui m’a souvent attendrie et amusée, et une certaine réflexion intéressante sur le(s) parcours d’une certaine génération qui a grandi avec le spectre du chômage. Chacun de nous peut se dire « ah ben oui, tiens, c’est vrai ça ! » à de nombreux passages du roman. En sus, une petite histoire d’amour naissant, à laquelle on croit facilement.

Même la fin, à laquelle je ne m’attendais pas (ne souhaitais pas ?) est bien amenée, même si elle m’a paru rapide, un peu moins subtile que le reste du roman, mais très cohérente. Et somme toute assez ouverte pour laisser une petite part d’imagination au lecteur.

En bref, un livre que j’offrirai volontiers, sans doute à des voyageurs, (d’autant plus s’ils ont fait Paris Venise en train couchettes ! ), et à ceux qui recherchent de petits romans sans fioriture, réalistes et plein de fraîcheur sur des sujets pas toujours joyeux/faciles.

A propos du (jeune !) auteur :

Florent Oiseau, 27 ans, a été pompiste, chômeur, barman, plongeur, réceptionniste de nuit, ouvrier dans une usine de pain de mie, crêpier, et couchettiste sur le Paris-Venise. Son premier roman, Je vais m’y mettre (Allary Éditions , 2016), a été salué comme l’un des livres les plus drôles de l’année.

Roman lu grâce aux Editions Allary, que je découvre,              et à NetGalley, que je remercie.pro_reader_120

La vie secrète d’Elena Faber (Jilian Cantor)

vie secrete elena faberSortie en avril 2018

Résumé de l’éditeur :

Autriche, 1938. Kristoff, jeune orphelin viennois, est apprenti chez Frederick Faber, un maître graveur, créateur de timbres, lorsqu’éclate la nuit de cristal. Après la disparition de son professeur, Kristoff commence à travailler pour la résistance autrichienne avec la belle et intransigeante Elena, la fille de Frederick dont il est tombé amoureux. Mais tous deux sont bientôt pris dans le chaos de la guerre. Parviendront-ils à échapper au pire ?
Los Angeles, 1989. Katie Nelson découvre dans la maison familiale une riche collection de timbre appartenant à son père. Parmi ceux-ci, une mystérieuse lettre scellée datant de la Seconde Guerre mondiale et ornée d’un élégant timbre attire son attention. Troublée, Katie décide de mener l’enquête, aidée de Benjamin, un expert un peu rêveur…

Entre passion et tragédie, à travers les décennies et les continents, ce roman poignant, profondément émouvant et déjà traduit dans neuf langues, lie une des périodes les plus sombres de l’Histoire à un présent plein d’espoir. Dans la lignée d’un goût de cannelle et d’espoir, de Sarah McCoy, il célèbre la puissance de la mémoire et la longévité de l’amour.

Un roman aussi magnifique que passionnant. PopSugar

Une alliance parfaite entre une très belle écriture et des personnages attachants. Kirkus Reviews

Impressions :

Un très bon roman, s’étalant sur deux périodes (années 1989 -90 et la chute du mur de Berlin, et le début de la seconde guerre mondiale), un dénouement bien amené, des personnages très attachants. Et une bonne histoire !

D’aucuns diront qu’il existe de nombreux romans liés à la seconde guerre mondiale, aux recherches que font des passionnés ou des descendants pour savoir ce que sont devenus des personnes connues ou non, ou qui partent d’une lettre et à partir de laquelle commencent l’intrigue.

Mais celui-ci s’appuie sur des différences originales :

  • le milieu dans lequel il se situe d’abord (graveurs, philatélistes),
  • l’objet qui sert de déclencheur,
  • le pays dans lequel se situe l’action, l’Autriche.

L’alternance des chapitres sur les deux périodes sert le propos et l’action et n’est pas, comme parfois, dénué de sens. Les différentes histoires s’entrecoupent naturellement et de manière tout à fait crédible.

Les personnages sont très bien campés, réalistes, avec défauts et qualités, sans surenchère, et cela les rend attachants et/ou intrigants.

Un roman dont le dénouement est bien pensé, bien amené et que j’ai apprécié, et une fin certes plus prévisible mais cohérente et belle. Une histoire dont on tourne avidement les pages.
En bref, une belle lecture, dans une écriture peu personnalisée mais fluide. Tous ceux qui aiment les romans historiques, les histoires d’amour et de loyauté, et les secrets de famille seront conquis par ce roman original.

Roman lu grâce aux Editions Préludes (décidément, toujours de bons crus chez cet éditeur pour l’instant) et NetGalley, que je remercie.

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