ça ne coûte rien de demander, de Sara Lövestam

ça ne coute rien de demander

sortie le 11 janvier 2018

Résumé de l’éditeur :

« Si la police ne peut rien pour vous, n’hésitez pas à faire appel à moi. » Kouplan, détective sans-papiers.
Ça y est, l’autoproclamé « détective » Kouplan, immigré iranien à Stockholm, n’a plus un rond. Il en est réduit à collecter des cannettes vides pour les revendre contre quelques pièces.
En fouillant dans les poubelles du quartier huppé de Lidingö, il croise le chemin de Jenny Svärd, conseillère municipale aux dents longues, dont il surprend la conversation : Jenny vient de se faire escroquer par son amante, qui a disparu dans la nature avec deux cent mille couronnes. Puisque ça ne coûte rien de demander, Kouplan saute sur l’occasion pour lui proposer ses services d’enquêteur…
Sara Lövestam vous fera découvrir la face cachée de Stockholm. 
« On est déjà attaché à cet enquêteur atypique. » Pascal Frey, Elle.
« Sara Lövestam dévoile la Suède des immigrés. » Laurent Bainier, 20 minutes.
Chacun sa vérité, le premier volet de la série Kouplan, a reçu le Grand Prix de littérature policière 2017.

Impressions :

En bref pour les impatients, un très bon roman policier, original, social, dont les personnages sont finement décrits, qui touche à des thèmes inattendus dans un roman policier (transsexualité du héros, conditions de vie des sans papiers en Suède) par le biais du détective, Kouplan, clandestin d’origine iranienne.

Un roman original que j’ai dévoré, d’autant que la manière dont le héros, iranien sans papiers donc clandestin, est engagé alors qu’il fouille les poubelles, est déjà percutante ! On s’attache facilement à ce héros, très bien décrit, psychologiquement notamment : il est à la fois débrouillard et naïf, donc très touchant, et ses réflexions sur les conditions des clandestins en Suède sont intéressantes. Il a également à gérer l’éloignement de sa famille à qui il cache sa transsexualité pas facile à vivre, aussi bien au quotidien qu’en termes de santé.

Les autres protagonistes de cette histoire de duperie, voire de manipulation, sur fond de pots de vin, de mensonges, d’amours trahis et de secrets incite à tourner les pages. Les rebondissements m’ont prise au dépourvu, comme le héros.

Un petit bémol, la résolution de l’intrigue est un peu vite réglée, mais la fin, ouverte, est très cohérente et nous promet un autre opus…(celui-ci est le deuxième).

Un livre à lire, un roman policier/social de qualité et original, qui change des polars nordiques auxquels nous sommes habitués. 

Je remercie vivement les éditions Robert Laffont et NetGalley pour la lecture de ce très bon romanpro_reader_120

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2 réflexions au sujet de « ça ne coûte rien de demander, de Sara Lövestam »

    • OUi, moi non plus, j’en découvre encore ! Je parlais de ceux qui sont très connus. Celui-ci est très différent dans le sens que le côté social est presqeu aussi important que l’intrigue elle même. Un peu comme avec Lehane, dans la série Gennaro Kenzie.

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