Une fin en soie (S.Arnoux)

une fin en soie

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image éditions III5

Inattendu et fort réjouissant, ce petit roman (par le format et la longueur) reçu lors de la #massecritiqueBabelio « mauvais genre ».

On est donc plongé dans le Lyon des soyeux, des canuts et des faits divers, fin XIXème, à quelques mois de l’exposition universelle. Des jeunes filles disparaissent, un jeune journaliste s’interroge tout en suivant de près l’essor d’un homme qui a réussi à créer une soie exceptionnelle.

Comme le roman est court, seuls un ou deux personnages sont un peu plus fouillés que les autres mais la construction du roman et de l’intrigue emporte l’adhésion du lecteur.

En effet, l’auteure distille ses infos et indices avec subtilité mais de manière à ce qu’on ait un temps d’avance sur l’enquête. Et on n’a qu’une envie, dévorer ce petit roman pour lire cette fin qu’on imagine…Et qui n’est pas celle qu’on attendait ! J’ai beaucoup aimé cette fin.

L’idée des lunettes extrasensorielles qui m’avait intriguéedans le résumé est vraiment excellente…Et c’est dommage qu’elle ne soit pas davantage exploitée. Mais il est vrai que le roman est court…

Quant à la forme de ce roman, ses petits détails visuels et illustrations qui donnent un côté vieux livre, ses extraits de journal qui nous plongent davantage encore dans l »histoire, c’est un vrai plus. Sans parler du titre et de l’image de couverture, tous deux très bien trouvés.

Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé ce petit livre ! Et pour les (heureux) détenteurs de liseuse, les ebooks de cet éditeur sont à petit prix.

Un grand merci à Babelio et aux Editions III5 pour cette lecture.

Une fin en soie par Sylvie Arnoux

Cent voyages (Saïdeh Pakravan)

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Un grand merci à Babelio et aux Editions Belfond de m’avoir permis de retrouver dans ce roman @Cent voyages, l’auteure d’@Azadi et de @L’Emir, deux livres que j’avais beaucoup aimés.

Cent voyages s’est révélé très différent de ce que j’en attendais, même si de nouveau j’ai retrouvé, avec beaucoup de plaisir, la très belle plume de Saïdeh Pakravan.
Il s’agit, dans ce roman en trois parties, chacune du nom d’une personne aimée par la narratrice, de réflexions sur la difficulté à appréhender la vie, la capacité ou non de s’ouvrir aux autres, de voir le bonncôté des choses. Mais Garance, la narratrice, évoque aussi ses difficultés à se sentir chez elle quelquepart- y compris en Iran pays de son père où elle a vécu- sauf peut être à Paris où elle revient toujours après des voyages qui l’emmènent loin, parfois longtemps, à la recherche d’elle-même ?

Les réflexions sont souvent intéressantes, et toujours si bien écrites, mais elles nous parviennent dans un ordre aléatoire, sans qu’on ne sache vraiment ce qui les provoque. Et cette succession de ressentis et de pensées, d’évènements insignifiants et de drames insurmontables, tout cela sur le même ton, est assez destabilisant.
Malgré tout, on retient de belles phrases, de belles pensées, mais c’est à peu près tout.
Car malheureusement, la narratrice, même si par le biais de l’écriture et du talent de l’auteure, trouve grâce à nos yeux, elle n’est pas attachante ni même inoubliable.

Quant aux Cent voyages annoncés, ils ne sont qu’un prétexte, parfois une métaphore, à peine décrits, juste des moyens de fuire lorsque la vie ne sourit plus à la narratrice.
Connaissant la double origine de l’auteure, et très attirée par l’Iran où je suis née, je suis restée sur ma faim.

Le roman est malgré tout très bien écrit, et ce côté intimiste n’est pas dénué d’intérêt. La partie où la narratrice parle de sa fille est même très émouvante. Il a juste manqué le côté romanesque de L’Emir, ou l’attrait historique et social d’Azadi.

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